Les pays africains préparent la Conférence Mondiale de Développement des Télécommunications

Publié le par Oussouf DIAGOLA

 

Après Kampala en Ouganda, les représentants des pays d’Afrique sont à Bamako au Mali. Ils sont là dans le Cadre de la 2ème Réunion Préparatoire Africaine de la Conférence Mondiale de Développement des Télécommunications (CMDT-10) et la 11ème session Ordinaire du Conseil d’Administration de l’Union Africaine des Télécommunications (UAT).

C’est le lundi 29 mars 2010 qu’a eu lieu l’ouverture des travaux de cette réunion au Grand Hôtel de Bamako. Elle était présidée par le ministre de la Communication et des Nouvelles Technologie, Mme Diarra Mariam Flantiè Diallo. Elle avait à ses côtés le Directeur Général du Comité de Régulation des Télécommunications du Mali, Choguel Kokala Maïga, le secrétaire général de l’Union africaine des télécommunications, Akossi Akossi. On notait aussi la présence de Sami Al Basheer Al Morshid, le directeur du bureau du développement des télécommunications de l’Union internationale des télécommunications (UIT) et le représentant de l’Union africaine, Diaby Moustapha Mamy.
L’Objectif de la rencontre de Bamako est de définir la politique du continent en matière de télécommunication, ses priorités et sa stratégie en vue de mieux défendre les intérêts du Continent lors de la Conférence Mondiale de Développement des Télécommunications (CMDT-10) qui se tiendra du 24 mai au 4 juin 2010 à Hyderabad en Inde.

Dans une communication par vidéoconférence, notre compatriote, Hamadoun Touré, actuel secrétaire général de l’UIT, a remercié l’ensemble des personnes et des institutions qui l’ont soutenu dans la mise en œuvre des programmes de l’UIT. Il a ensuite fait remarquer que c’est grâce au soutien des uns et des autres que l’institution internationale a pu réaliser des progrès notoires.
Par la même occasion, M. Touré a invité les experts de la réunion de Bamako à formuler des recommandations pertinentes allant dans le sens de la vulgarisation des services informatiques en Afrique. La réunion de Bamako déterminera les priorités en matière de développement, au regard de la fracture numérique entre pays en développement et pays développés. Le fossé qui sépare ces deux mondes résulte de l’expansion rapide mais inégale des technologies de l’information et de la communication (TIC).
 
Le ministre de la communication et des nouvelles technologies, Mme Diarra Mariam Flantiè Diallo, a signalé que le Mali est dans le peloton de tête des Etats qui ont le mieux amélioré ses taux de pénétration téléphonique. Cela, grâce à l’action croisée des deux opérateurs qui détiennent des licences portant sur l’établissement et l’exploitation de réseaux et services de télécommunication, y compris les services de téléphonie fixe, les services de téléphonie cellulaire GSM, les services de transmission de données et les services de télécommunications internationales.

Selon le ministre, aujourd’hui, avec ces opérateurs, le parc des abonnés est estimé à environ 4 millions. Entre 2007 et 2008, le pays a enregistré une hausse de 38% des abonnés du réseau mobile.

Quant au réseau fixe, il suit son évolution avec l’introduction de l’ADSL et de la boucle locale radio avec système de prépaiement. Ces résultats, selon Diarra Mariam Flantiè Diallo, font suite à des investissements importants de l’ordre de 60 milliards de FCFA d’investissement annuel (91,5 millions d’euros) sur les trois dernières années. Toutefois, pour maintenir cette croissance, le secteur a besoin d’un bon encadrement, a-t-elle précisé.
Elle ajoutera que pour une large couverture du pays, surtout les zones rurales économiquement non rentables, un Fonds du service universel a été créé afin de pouvoir réduire la fracture entre les zones urbaines et les vastes zones rurales du Mali en matière de services de télécoms, et notamment dans le domaine des technologies de l’information.

Dans le domaine des infrastructures, le Gouvernement du Mali poursuit la mise en œuvre des différentes Politiques Nationales de développement. Elles visent d’une façon générale à l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) et du sommet « connecter l’Afrique » qui s’est tenu à Kigali en octobre 2007.
Elle a enfin rappelé qu’après Kampala, l’Afrique est à Bamako au bord du fleuve Djoliba pour définir sa politique, ses priorités et sa stratégie pour la CMDT-10 qui se tient cette année en Inde, pays de référence en matière de technologies de l’information. Chaque pays dans sa particularité doit apporter à la réunion ses préoccupations afin que l’Afrique, en un seul bloc, se présente à la conférence pour défendre et coordonner les initiatives régionales à travers la concertation de ses Etats membres. Pour le ministre, l’UAT reste pour les pays africains la meilleure plateforme pour défendre les besoins de la région lors de la CMDT.

Les Etats africains se doivent donc de soutenir cette Union afin de lui permettre d’atteindre ses objectifs et d’honorer ses obligations. Pour cela, il faudra que ses membres continuent à fournir des efforts pour l’appuyer en honorant leurs obligations financières vis-à- vis de l’Union.

Mieux, les Etats doivent également participer activement à toutes ses activités. 

Alou Daou/Le Quotidien de Bamako4474546189_998a6869a2.jpg

 

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