Bamako, une ville coquette pour ses 50 ans

Publié le par Oussouf DIAGOLA

Bamako-une-coquetterie-de-50-ans.jpgLa capitale effectue un profond lifting pour le plaisir des Bamakois et aussi pour séduire les nombreux étrangers qui feront le déplacement. À quelques jours de la célébration du cinquantenaire de notre pays, Bamako, la capitale fait peau neuve. Rues pavées, accotements aménagés, voies et espaces verts retouchés, édifices publics rénovés, arbres badigeonnés : le grand lifting tant attendu par les Bamakois, commence déjà à séduire. Un tour des chantiers permet de constater que les travaux d’embellissement de la ville de trois caïmans se déroulent normalement en dépit du léger retard que certaines constructions accusent.

L’embellissement de la route de l’aéroport est conduit aujourd’hui à un rythme soutenu. Ici, les travaux consistent en la pose de bordures de béton sur les voies et au pavage du terre-plein central sur 2000 mètres. Le chantier est exécuté par les entreprises BECM-CG qui emploient une quarantaine d’ouvriers. Ceux-ci travaillent de 7 à 18 heures. “Nous avons déjà exécuté la moitié des travaux. Nous n’avons rencontré aucune difficulté qui puisse nous empêcher de terminer le chantier dans le délai contractuel ”, assure le chef de chantier, Nouhoun Dembélé. Les voies étant larges, le chantier de la route de l’aéroport ne gêne pas autant la circulation qu’à d’autres endroits de la ville. « Nous n’avons enregistré aucun accident de la circulation dû à l’exécution des travaux », se réjouit le chef de chantier.

Autre lieu, autres travaux de pavage. Nous sommes au Monument Patrice Lumumba et les travaux sont en cours de finition. Ils sont exécutés par l’entreprise Énergie Bâtiments qui emploie une dizaine d’ouvriers parmi lesquels des Burkinabés, Béninois et Togolais. Ici plusieurs îlots ont déjà été dallés. “Tout se passe bien. La première partie du fonds qu’on a reçue a permis de paver ces îlots que vous voyez. Nous avons plusieurs chantiers en ville ”, explique le patron de l’entreprise Kouakou Robert, un ressortissant togolais. Après le monument Patrice Lumumba, l’entreprise s’attaquera au pavage de la devanture de l’ambassade de France. Les travaux concernent aussi les alentours de l’échangeur du pont des Martyrs.

Énergie Bâtiments conduit d’autres chantiers de pavage, notamment à la Cité des enfants et à Djikoroni ACI. C’est cette entreprise qui a pavé la devanture du Musée national et les alentours de l’échangeur du ministère de la Jeunesse et des Sports sur la route de Koulouba. La rénovation des jardins du Boulevard de l’indépendance se déroule aussi normalement. Les grilles fortement endommagées des petits squares bordant la voie sont en train d’être réparées. Ces espaces publics se dégradaient de jour en jour, faute d’entretien, une tâche incombant aux autorités municipales.

La colline de Koulouba brille, elle, aujourd’hui de mille feux et force l’admiration des visiteurs grâce aux travaux qui y ont été effectués. Des bâtiments ont été entièrement rénovés, d’autres badigeonnés, des ruelles retouchées et des espaces verts soigneusement entretenus. “Le palais n’a jamais été aussi beau que maintenant. Quand on y vient, on n’a plus envie de descendre ”, commente un visiteur. L’embellissement de la ville de Bamako porte la signature du ministère du Logement, des Affaires foncières et de l’Urbanisme et de celui de l’Équipement et des Transports à travers l’Agence d’exécution des travaux d’entretien routier (Ageroute).

L’Ageroute est le maître d’ouvrage délégué des travaux effectués sur la route de l’aéroport, l’échangeur du Musée national et l’échangeur de N’Torokorobougou. Ces travaux consistent au pavage des îlots et des terre-pleins centraux, au traçage au sol, à l’installation le long de la route de Koulouba jusqu’à la route de l’aéroport de nouveaux panneaux de signalisation et de plots lumineux fonctionnant à l’énergie solaire. Après avoir curé des caniveaux, l’Ageroute a lancé une campagne de débroussaillement des abords des grandes artères. « Le niveau d’exécution des travaux a atteint aujourd’hui 70 % à certains endroits.

Par contre nous sommes seulement à 25 % à d’autres niveaux », explique le directeur de l’Ageroute, Abdoulaye Yaya Seck, avant de promettre que « Bamako sera très agréable à voir d’ici trois semaines car l’ensemble des travaux d’embellissement va atteindre 90 %. Le reste sera fait avant la fin de l’année ». Le coût des travaux de voirie urbaine à Bamako s’élève, indique-t-il, à 600 millions Fcfa entièrement financés par l’État. Ce montant ne prend pas en compte les traçages routiers qui coûteront plus de 200 millions Fcfa.

Les travaux de l’avenue du Mali et de l’avenue de l’Indépendance qui n’ont pas encore débuté sont estimés à 500 millions Fcfa. L’embellissement de la route de Koulouba jusqu’à la route de l’aéroport va aussi coûter 500 millions Fcfa. Le projet phare de l’Ageroute – l’échangeur multiple et l’autoroute qui va de la « Colombe de la Paix » au Monument de l’Éléphant – contribuant grandement à l’embellissement de la capitale seront livrés dans la mouvance de la célébration du cinquantenaire de l’indépendance.

L'Essor

Publié dans Mali

Commenter cet article