Togo : l'opposition UFC interdit à ses membres de participer au gouvernement

Publié le par Oussouf DIAGOLA

Faure GnassingbeJean-Pierre Fabre, Secrétaire général et candidat de l'Union des forces de changement (UFC) à la présidentielle du 4 mars, a fait état de sanctions, jeudi sur la radio locale Fréquance 1, contre les membres du parti devant se retrouver dans le gouvernement de large ouverture politique attendu au Togo.

"S'il advenait que des membres de l'UFC se retrouvaient dans ce gouvernement, ils s'exposeraient aux sanctions prévues par le règlement intérieur et les statuts", a déclaré Jean-Pierre Fabre, interrogé par la radio locale. "Pour quel que motif que ce soit, nous disons que les arguements évoqués par le président national pour justifier une démarche en direction d'une participation au pouvoir, ne tiennent pas la route", a-t-il ajouté.

Ces déclarations interviennent quelques heures après que le leader du parti, Gilchrist Olympio, eut annoncé, lors d'un point presse, l'entrée de son parti au gouvernement de "large ouverture politique" que le chef de l'Etat togolais réélu, Faure Gnassingbé, entend former pour son second mandat.

Faure Gnassingbé a été réélu avec 60,33% des suffrages contre 33,93% pour Jean-Pierre Fabre qui conteste les résultats et s'est autoproclamé, en rejettant toute entrée au gouvernement que propose Faure Gnassingbé.

Selon Fabre, les membres du bureau national de l'UFC ont signifié le refus de l'entrée du parti au gouvernement que le Premier ministre Gilbert Houngbo devra mettre en place sous peu.

Cette situation vient en ajouter à une crise interne dans laquelle le leader du parti peine à asseoir son autorité.

Pour avoir modéré son ton politique en devenant favorable à un dialogue avec le Rassemblement du peuple togolais (RPT) au pouvoir, Gilchrist Olympio a perdu son charisme au sein de son propre parti. Il a même été renvoyé d'un meeting du parti à coup de projectiles divers par un groupe de ses militants.

Agence Xinhua

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