RFI- AFP : ‘‘Radio Farce internationale - Agence France Propagande’’

Publié le par La Rédaction

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Notre confrère congolais, Jean Roger Mboyo Ey’ekula nous fait l’amabilité de partager ses réflexions sur le traitement de l’actualité de son pays, la République démocratique du Congo par les médias français. Des critiques que nous avons déjà entendus de la part d’observateurs d’autres pays et d’esprit indépendants et engagés pour la responsabilisation des citoyens dans la prise en main de leur propre destin. Lisez et commentez, à volonté.

Les médias français, pour des raisons simples à comprendre – la prédation des richesses de la RD Congo par la France- n’arrêtent de se distinguer par un parti pris qui frise la canaillerie dans leur traitement de l’actualité congolaise. Avant l’amorce de la campagne électorale, RFI avait outré plus d’un Congolais en donnant Kabila favori d’une présidentielle où tout Congolais conscient savait que l’imposteur, dans un scrutin juste, ne pouvait même pas engranger 10% des voix.

Le correspondant à Kinshasa de RFI s’est donné à un vrai festival de désinformation et d’orientation des auditeurs qui a fini par décrédibiliser cette radio que bien de Kinois surnomment désormais : ‘‘Radio farce internationale’’, cataloguée ‘’organe de propagande’’ à la solde des multinationales françaises qui ne veulent pas d’un pouvoir légitime en RD Congo afin de continuer à commercer avec un groupuscule illégitime venu du Rwanda qui dirige le territoire congolais grâce à la contrainte armée exercée par la Monusco et des mercenaires sans foi ni loi.

‘‘L’agence France propagande’’, AFP, l’autre bras médiatique ‘’armé’’ de la coalition Sarkozy-Kabila n’en fait pas non plus dans la dentelle. Ses papiers sur le Congo-Kinshasa ont, les uns et les autres, la fâcheuse manie de présenter l’actualité congolaise sous un jour travesti.

De nombreux faits corroborent nos propos. Des reportages tendancieux et des réactions à sens unique sur des faits qui nécessairement exigent d’avoir deux sons de cloches, deux versions et une analyse équilibrée sont rendus en déphasage des règles élémentaires qui forgent le métier de journaliste.

Oui, c’est vrai que pour les journalistes français engagés dans la propagande anti-congolaise, la déontologie et l’éthique ne sont utiles que pour l’actualité de leur propre pays. Mais cette systématisation de la désinformation pose un réel problème du point de vue simplement moral.

La misère des Congolais est-elle un objet de voyeurisme et de jouissance pour les journalistes français ? En tout cas, le dernier développement de l’actualité congolaise, l’agression de Léon Lobitch dit Kengo, le laisse penser. Car, là où les journalistes français auraient gagné à rectifier le tir en montrant la défiance du peuple congolais vis-à-vis de tout ce qui représente le pouvoir illégitime de Joseph Kabila -Kanambe de son vrai nom - les médias français se sont de nouveau illustrés en instrumentalisant l’affaire et la présentant sous un faux jours en épinglant l’Udps qui n’a rien à avoir avec l’action des résistants congolais de la diaspora qui ne date pas de la présidentielle dont la France a acté des résultats faux proclamés par une cour suprême sujette et joujou du président sortant.

Une fois de plus, les médias français font la part belle aux bourreaux et criminalisent les victimes. Si seulement ces médias pouvaient voir la grande détresse du peuple congolais, un peuple assis sur des richesses immenses, mais abonné à la grande pauvreté, un peuple qui a connu un génocide de plus de six millions de ses fils et qui n’a pas le droit de faire son deuil, un peuple qui, aujourd’hui, a des armes braquées sur lui, prêtes à le détruire pour la simple raison que ce pauvre peuple demande justice. Un peuple que l’on asservit de l’intérieur comme de l’extérieur et à qui on prive le droit de vivre libre.

Jusqu’à quand donc les journalistes français iront dans leur entreprise de lynchage médiatique ? Combien faut-il des morts en RD Congo avant que l’on réalise la grande injustice dont souffrent les Congolais. Quand on s’émeut pour cinq morts en Syrie, les millions de Congolais tués ne représentent ils pas des êtres humains dignes de souvenir, d’indignation et de mobilisation de la part de la communauté internationale ?Pourtant, les Congolais ne demandent pas la pitié des médias français. Mais simplement l’équité dans le traitement de l’actualité de leur pays. Assez donc la propagande malencontreuse de la France.

Jean Roger Mboyo Ey’ekula

Journaliste

Publié dans Afrique

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