RD Congo : Jean-Paul Moka promet un Tribunal pénal international à Kabila

Publié le par Oussouf DIAGOLA

http://www.7sur7.be/static/FOTO/pe/12/14/14/media_xl_3971639.jpg?20101208155741L'homme d’affaire belgo-congolais vient d’inviter dans la capitale belge un aréopage de journalistes africains pour 
démentir de vive voix qu’il ne roule pas pour le président Joseph Kabila. Depuis un certain temps, une rumeur tenace sur son compte le fait passer pour « kabiliste » à cause des liens familiaux de son épouse. « Si mon épouse n’est pas là à mes côtés aujourd’hui, c’est tout simplement qu’elle a été maintenue au chevet de notre enfant malade » a expliqué M. Moka à farafinamag en ajoutant que la campagne de dénigrement qui prévaudrait du côté de Kinshasa a été inventée de toute pièce. L’homme d’affaires qu’il est croit savoir tout simplement que c’est en raison de sa prise de position sur certains dossiers importants de la gestion du pays, notamment les relations de la RDC avec certains pays concernant l’exploitation minière qui serait mal vue. En effet, proclamant un véritable plan Marshall de pas moins de 100 millions de dollars dont déjà à l’en croire, il aurait réuni environ la moitié à partir d’un montage financier sur lequel il s’est fait fort discret.

Pour ce candidat qui a déclaré sa candidature depuis le 17 octobre dernier à partir de Bruxelles en tentant un rassemblement populaire de ses partisans au sein du Mouvement bleu, « le sérieux de ses partenaires » pour sa campagne, fait peur. L’homme déclare vouloir réunir tous les opposants politiques à Joseph Kabila, actuel chef de l’état congolais, très bientôt dans la capitale américaine pour tenter un accord stratégique en vue de l’alternance politique à l’issue de la prochaine élection présidentielle annoncée pour novembre 2011.

Même s’il dément ne pas être un proche, encore moins un ami de Barack Obama, il s’est montré tout 
de même assez content d’avoir reçu, au lendemain de l’élection d’Obama à la Maison Blanche, une 
félicitation personnelle. Jean-Paul Moka confie avoir rencontré le futur chef de l’état américain 
sur le campus de Harvard au cours de ses années de militantisme pour la cause de l’ANC dont le leader Mandela était emprisonné par le régime de l’apartheid.

A 45 ans, l’homme tient un discours clair qui suit sa vision pour son pays la République démocratique 
du Congo. Promettant des changements significatifs, s’il était élu, il avance deux propositions phares comme à la création d'un Tribunal pénal international pour le Congo et une Commission Paix, Justice et Réconciliation. « Pour, mes amis je les conseillerai de ne pas avoir de problème, sinon je ne pourrai rien pour eux dans le cadre de la lutte contre la corruption. » 

Toutes choses qui, pensent ceux qui connaissent le landerneau politique local à Kinshasa, semblent 
viser ceux qui sont au pouvoir ou ont eu à l’exercer d’une façon ou d’une autre. « Voilà qui fait de M. Moka, un homme d’église, un politique singulier » confie un observateur congolais vivant à Bruxelles. 
Au pays de Mobutu, meurtri par tant d’années de guerre où « les survivants vivent avec les morts 
», un pays si riche mais pauvre, la déclaration a des relents de populisme. Mais plus que ces 
déclarations, c’est surtout l’image d’homme d’état que M. Moka doit arriver à propulser plus que 
celle d’homme d’église ou d’homme d’affaires, l’une et autre signifiant pour le congolais peu de 
choses qui changeraient son quotidien.

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