Raid franco-mauritanien au Mali : Pour Alger Paris allume la poudrière au Sahel

Publié le par Oussouf DIAGOLA

http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L454xH332/bouteflikusj8141-189e6.jpgA Alger, on estime que des parties au Sahel sont en train de faire le jeu d’Al Qaîda, en encourageant une intervention étrangère dans la région.

Au lendemain du raid des forces mauritaniennes sur une base d’Al Qaîda en territoire malien, questions et réactions se multiplient. Questions sur la nationalité et le rôle précis des troupes engagées, et sur la finalité de cette opération. Etait-elle effectivement destinée à libérer Michel Germaneau? Une véritable confusion a entouré cette intervention pour le moins douteuse. Des déclarations contradictoires se relayaient depuis hier matin par l’AFP. Dans l’après-midi d’hier, cette agence citant une source au ministère français de la Défense, rapporte que «le raid mauritanien mené jeudi contre une unité d’Al Qaîda avec le soutien de la France visait à libérer le Français Michel Germaneau». Alors que tôt dans la matinée d’hier, le ministre mauritanien de l’Intérieur, Ould Boilil, a cependant assuré que l’opération n’avait pas pour but de libérer Michel Germaneau. Il s’agissait selon lui, d’«empêcher des terroristes» d’attaquer la Mauritanie.
Des sources proches du dossier du Sahel évoquent l’hypothèse d’une tentative de manipulation menée par les services de renseignement français dans le but de provoquer une brèche à l’intérieur du front établi par les pays de la région pour faire face à Al Qaîda. Ainsi, les Français seraient arrivés à convaincre les Mauritaniens que le groupuscule ciblé par l’attaque s’apprêtait à commettre des attentats en territoire mauritanien et qu’il était urgent de le surprendre avant que ses éléments ne pénètrent sur son sol et se dispersent. Même si des sources concordantes affirment que les Mauritaniens ont informé les Algériens, 48 heures avant le lancement du raid, il est d’ores et déjà sûr que la situation ne va pas en rester là. A Alger, on a la nette impression que des parties au Sahel sont en train de faire le jeu d’Al Qaîda, en encourageant une intervention étrangère, une perspective à laquelle l’Algérie s’oppose énergiquement.
De leur côté, les Maliens étaient froissés car le raid se serait déroulé à environ 200 km à l’intérieur de leur territoire. Vendredi dernier, le président Toumani Touré a été contraint de quitter le sommet de la Cen-Sad au Tchad, pour rentrer en urgence au Mali. Une délégation mauritanienne s’est rendue dans la capitale malienne pour s’entretenir avec lui dans le but de «calmer les esprits». Au lendemain du raid, tous les observateurs scrutent le ciel algérien à la recherche de quelques nuages sombres annonçant une éventuelle brouille entre les Etats de la région. Ce que l’Union africaine a qualifié de message de fermeté envoyé au groupe Aqmi, auteur de l’enlèvement de Michel Germaneau, un retraité de 78 ans, ancien ingénieur électronicien qui s’était engagé bénévolement dans une association caritative pour ouvrir une école dans un petit village, aux confins du Niger et du Mali, ne constitue en fait que le prélude d’autres actions «musclées» planifiées par la France dans le but de contrecarrer une présence américaine, discrète pour le moment, mais très active sur le plan du renseignement. Selon de nombreux observateurs, il s’agit d’un coup «tordu» visant surtout à chahuter le rapprochement algéro-américain.
Un coup dont le but est de compliquer davantage la situation dans la mesure où les terroristes détiennent également deux otages espagnols. «Le raid contre une partie des troupes d’Al Qaîda peut provoquer des représailles en chaîne», rappelle-t-on encore. Et dans le cas où l’ultimatum expirait et que les ravisseurs exécutaient leur menace en assassinant l’otage français, personne ne sera en mesure de prévoir ce qui va se passer dans cette région qui se trouve depuis quelque temps dans l’oeil du cyclone.
Le 14 avril dernier, les responsables militaires du Mali, du Niger, de Mauritanie, de Libye, du Tchad et du Burkina Faso ont rencontré, à Alger, leurs homologues algériens et le général Ahmed Gaïd Salah chef d’état-major de l’ANP a appelé ses voisins à «une mise en synergie de nos volontés, de nos expériences respectives et de nos capacités militaires» avant de regretter «un manque de vision commune» et d’appeler à «une étroite coopération militaire active». Ce sommet antiterroriste avait été précédé d’une première réunion à Alger, en septembre dernier. Depuis, une brouille s’était instaurée entre le Mali et ses voisins. Bamako a été suspecté de céder aux pressions françaises dans la libération de l’otage Pierre Camatte.
Loin du Sahel, 1300 hommes et femmes, militaires et civils s’activent dans des bunkers installés à Stuttgart en Allemagne. Le nouvel état-major africain du Pentagone, Africom, semble très loin de l’Afrique mais ses spécialistes, placés sous le commandement du général William E.Ward, surveillent en permanence ce qui se passe aux confins du Maghreb et du Sahel, à des milliers de kilomètres. Bernard Squarcini, directeur de la Dcri (Direction centrale du renseignement intérieur), le confirmait à la revue Politique internationale le mois dernier: «En quinze ans, malgré les efforts des différents services, malgré les progrès de la coopération internationale, l’islamisme militant a gagné de nouveaux pays: le nord du Mali (où se sont installées les katibate sahéliennes d’Aqmi qui ont dû fuir Alger sous la pression militaire et policière), le Niger, la Mauritanie et, depuis peu, le Sénégal. Dans quinze ans, le danger sera peut-être descendu encore plus au sud...». Une lecture des observateurs ayant suivi cette affaire, s’oriente directement et unanimement vers Sarkozy qui se trouve au centre d’un scandale politico-financier. Acculé, au pied du mur, ses adversaires n’écartent pas le fait qu’il serait tenté par une diversion militaro-logistique afin de détourner l’opinion publique française vers un problème situé à des milliers de kilomètres de leurs soucis quotidiens.

Ikram GHIOU/L'Expression (Algerie)

Publié dans Afrique

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zino 01/08/2010 19:45


La reconquête du Niger par la France

jeudi 6 mai 2010

Les forces armées du Niger, qui comptent 12000 hommes, sont guidées par des conseillers militaires français. Entraînés et financés par la France, ils protègent toutes les routes géostratégiques et
les mines. Les deux plus importantes mines du Niger se situent sur le territoire des Touaregs sont contrôlées par la compagnie française paramilitaire Areva, un empire dominant en matière de
nucléaire, dirigé directement par l’Elysée, au travers de l’actionnaire principal, le CEA, propriété de la France.

Présent dans 43 pays, dont l’Irak, l’Iran et la Lybie, le Niger, qui exporte à présent 7,7% de l’uranium mondial et bientôt 15% avec l’ouverture de la mine d’Imoumaren, se situe avec constance
parmi les cinq premiers exportateurs avec le Canada, l’Australie, le Kazakhstan et sa production est au même niveau que celle de la Russie.

Le Niger a fournit largement son ancien seigneur colonial, la France, en uranium, et elle continue à le faire . Un approvisionnement requis pour le programme nucléaire civil et militaire de
l’Hexagone et d’Israël, une grande partie de ce minerai est détourné vers la Libye et certains pays rebelles du TNP. Impliqué dans tous les aspects de la chaîne des matières premières, de
l’extraction à l’enrichissement, de la propulsion, au recyclage et au démantèlement, avec un chiffre d’affaire de 16,16 milliards d’euros, la puissante économie française d’Areva est aussi présente
en temps que vecteur paramilitaire dans le Sahel, mais aussi dans le renseignement et les enlèvements d’otages, l’Etat français se cache derrière toutes les tentatives de déstabilisation des pays
africains sensés être sous son influence.

Actuellement la France maintient 10 000 soldats spécialisés sur le continent africain pour protéger ses approvisionnements en uranium, principalement basés à Libreville au Gabon, aussi connue sous
le nom de ‘’Foccartland’’. De 1997 à 2009, la France est intervenue militairement 46 fois et arrive quelquefois jusqu’au massacre des populations africaine (génocide des Toutsis). Sur ces
incidents, 28 ont eu lieu sans référence aux Nations Unies.

La politique Françafrique se poursuit encore plus sous Sarkozy, notamment par l’autofinancement des groupes terroristes au Niger et la gestion des affaires de prises d’otage. La France a crée un
second Guantanamo à Niamey pour Al-Qaïda du Maghreb, faisant libérer des terroristes sous mandat international, la France pose des entraves à la lutte contre le terrorisme international, elle
négocie et libère des terrorismes qu’elle arme et les envoie au Maghreb arabe pour maintenir une certaine tension favorable à sa politique, notamment par les actes criminels contre la population
civile.

Le 11 septembre avec un faux Ben-Laden inventé par la CIA, cette date a été un motif pour une nouvelle forme de colonisation des ressources énergétiques que recelèrent les pays sous développés. Les
mines d’uranium découvertes au Congo, au Gabon et au Niger ont permis à la France de contourner les accès difficiles à l’uranium en Ouzbékistan, au Canada et en Australie, des régions perçues comme
ayant des tendances pro-américaines et étant gérées par les Etats-Unis, rival de la France en Afrique et ailleurs. Le partage du monde en zone d’influence dans le conteste de sa mondialisation a
qu’une grande partie de l’Afrique soit dominée par la France .

Sur le plan économique la présence française en Afrique, est rivalisée par la Chine dissuasive par son nucléaire et membre permanent du conseil de sécurité à l’ONU, assoiffée de ressources, sa
présence en expansion rapide dans le continent africain, avec plus de 24 milliards de dollars de prêts depuis 2003, principalement garantis par des ressources.

La présence française en Afrique est contestée par la population africaine est aussi considérée comme une menace aux intérêts français.. Les mines du Niger, souterraines et à ciel ouvert, sont
exploitées par les firmes subsidiaires d’Areva, comme COMINAK et SOMAIR, qui rapportent entre 75 et 90% du revenu national. Les réserves d’uranium d’Imoumaren, dont il est attendu qu’elles
produisent 5000 tonnes par an, ont fait l’objet d’un contrat signé en janvier 2009 entre Areva et le gouvernement de Mamadou Tandja, et ce pour 40 ans. Il est prévu que la production débute en 2012
après un investissement de 1,2 milliards d’euros. L’uranium Nigérien fourni 80% d’électricité consommée en France, énergétiquement la France est dépendante du Niger.
La France sur ses traces en Afrique, une malédiction qui tombe du ciel.

Le peuple africain doit savoir que la colonisation a succédé à l’esclavage. Elle a laissé place au néo colonialisme. L’Algérie comme le Niger et le reste des colonies françaises conquises par les
métropoles, dominées, occupées, administrées par force et leur exploitation fut féroce et barbare. L’idée de dénigrement de l’africain en sauvage par l’homme blanc qui apporte dans ses bagages la
civilisation est pernicieuse par ce qu’elle tente de masquer l’objectif réel du colonisateur, ce n’était pas la civilisation qu’il a apporté mais l’aliénation..Un travail de fond était fait pour
convaincre les africains qu’ils n’avaient pas de culture ou quand il en avait une elle était mauvaise et il fallait l’abandonner et ‘singer le blanc’.

Le pillage des richesses du sol et du sous-sol qui a commencé avec la complicité hier des « indigènes évolués » et se poursuit aujourd’hui avec celle de nos dirigeants actuels. C’est la «
Françafrique » qui fait vivre la France. Sans ses colonies la France ne serait pas la puissance qu’elle est aujourd’hui. Par la perte de sa puissance elle y retourne cette fois-ci sans résistance
des peuples, mais avec le consentement des gouvernements corrompus.

Avec les indépendances des pays africains, la France est sortie par la porte et est rentrée dans la maison Afrique par la fenêtre du néo colonialisme qui lui permet de payer à des prix dérisoires
le pétrole du Golfe de Guinée (referez vous à l’affaire ELF c’est édifiant), la bauxite et l’uranium du Niger, voir AREVA…

En partant la France a tué nos leaders nationalistes intègres : Olympio, Um Nyobè, Moumié, (comme les belges ont tué Lumumba). Les minerais étaient le fruit de pillage, aucune contrepartie n’était
versée aux populations. Le travail forcé était la règle, pour la coupe du bois, la culture du cacao, du café, du thé, du caoutchouc.

Au fait à quoi servaient les routes et les chemins de fer aux noirs de l’époque coloniale ? Avaient-ils des voitures, que voulaient-ils transporter ? Si pour servir aux colons des lointaines
contrées d’Afrique, les multiples richesses, fruits de pillage et à les acheminer vers les comptoirs coloniaux pour être enfin évacués vers la France.

Si la France a une dette à honorer c’est envers tous ces travailleurs forcés africains tombés au front du pillage des richesses de l’Afrique pour la puissance de la France .C’est aussi la dette
contactée au titre du pillage des richesses de l’Afrique Comment expliquer qu’aucune ex colonie de la France ne soit sortie du sous développement .Présenter des excuses reviendra à la France de
reconnaître le ‘génocide’ de (1,5) un millions et demi d’Algériens et des centaines de milliers de foyers détruits à jamais, sans compter des millions de personnes traumatisés par la torture .

En attendant que le jour se lève, la françafrique continue le pillage sauvage commencé par la colonisation. Aussi le rapport de la CRIIRAD fait état de l’exploitation sauvage des mines d’uranium au
Niger avec plusieurs trouvailles, y compris les 20 millions de tonnes de roche d’uranium pulvérisé, carcinogène et radioactive, stockées en plein air, du matériel radioactif dont la compagnie s’est
débarrassé et qu’elle a vendu sur le marché par le biais de ferrailleur, qui souvent abouti dans les ‘souks’ des villes du sud algérien, au Mali et en Mauritanie contaminant leurs acquéreurs.

Aussi ce rapport relève que des émissions de gaz toxiques à partir des mines de COMINAK ainsi que l’exploitation d’eau souterraine provenant de sources non renouvelées, sans parler de la
contamination des sources d’eau, de la violation des standards internationaux de protection contre les radiations, parmi d’autres. ‘’Lorsque nous avons informé la presse de nos découvertes, Areva a
organisé un voyage des médias au Niger, a affrété un avion pour transporter les 30 journalistes mais sans compteur Geiger ni aucun moyen d’évaluer le degré de radiation. Ils (les journalistes)
auraient pu se tenir sur de la roche radioactive qui se trouve sur les routes et ne pas le savoir’’, a déclaré Chareyon. Il a aussi révélé qu’un laboratoire avec lequel la multinationale a passé
contrat pour mesurer les radiations a rejeté les affirmations de la compagnie. Areva prétend que seul le gouvernement du Niger est responsable pour les systèmes de régulations (de Khadija Sharife*
journaliste indépendante et écrivain.)

Manipulé par les services de renseignement français présent au sein même du gouvernement et de l’administration nigérienne , là-bas au Niger c’est Sarkozy qui décide du quotidien des nigériens et
des mises en scènes politiques notamment par la libération des prisonniers terroristes algériens détenus par Niamey en violant la souveraineté de ce pays et les négociations avec les preneurs
d’otages à tous l