Politique : Fusion Adéma-Parena, Tiébilé Dramé pour une « Union pour la renaissance africaine » URA

Publié le par Oussouf DIAGOLA

Tiebilé DraméLa fusion annoncée du Parena avec l’Adéma/PASJ continue de faire couler beaucoup  d’encre et de salive. Après la réticence de certains barons de l’Adéma, le refus du député Parena, Konimba Sidibé de suivre son parti dans sa nouvelle décision, c’est le chef du parti du Bélier blanc, Tièbilé Dramé qui pose cette fois-ci sa condition. Plus qu’une simple proposition, Tièbilé exige un nouveau baptême de l’Adéma PASJ. Adéma /URA (union pour la renaissance africaine), est le nouveau nom qu’il tient à faire porter par le parti de l’Abeille. Le CE de l’Adéma/PASJ ne semble pas prêt à accepter cette imposition sans analyse.

Accusé à tort ou à raison d’être allé trop vite en besogne dans le processus de fusion Parena-Adéma/PASJ, Tièbilé Dramé veut se ressaisir ou du moins trouver une formule qui puisse dissiper les discordances suscitées par l’entreprise. Selon des informations concordantes, le président du mourant Parena a contacté le comité exécutif du parti de l’Abeille solitaire d’une proposition de changement de nom de l’Adéma/PASJ après sa fusion avec le Parena. Il espère désormais entendre appeler Adéma/URA (union pour la renaissance africaine) au lieu de l’Adéma/PASJ.

Mais rien n’est encore acquis, car les barons de l’Adéma/PASJ ne sont d’abord acquis à cette demande. Ils veulent d’abord soumettre la question à l’appréciation du Comité exécutif du parti qui en décidera du bien fondé ou non.

A la lecture de la nouvelle condition posée par Tièbilé et qui apparaît désormais comme un obstacle sérieux à la fusion des deux formations politiques, l’on pourrait, d’ores et déjà, affirmer que le bloc Adéma-Parena n’est pas pour demain. Surtout quand on sait que cet obstacle vient s’ajouter à d’autres. Seule une concession « politicienne » par l’un des deux camps peut éviter le blocage.

Déjà, au sein de l’Adéma/PASJ, certains barons ont toujours vu l’arrivée du médiateur de la crise malgache avec un mauvais oeil. Ils estiment que cette arrivée est une machination de l’ex leader du parti non moins beau père de Tièbilé, Alpha Oumar Konaré.

Au sein du Parena, l’honorable Konimba Sidibé de Dioïla refuse toujours d’avaler la pilule.  Il s’oppose mordicus à cette décision historique (la fusion) de son parti dont il disait douter de la sincérité à tenir dans l’opposition. Un retournement de veste qui motive fortement son départ du parti du Bélier Blanc, même s’il ne l’a pas toujours annoncé de façon formelle.

On se demande si avec cette nouvelle formule, Tièbilé Dramé parviendra à maintenir l’honorable Konimba Sidibé au Parena ?   

Abdoul Karim Maïga/L’Indicateur du Renouveau

Publié dans Mali

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