ONU : "Il n'est plus question aujourd'hui de continuer à marginaliser le continent africain" dixit Ben Ali

Publié le par Oussouf DIAGOLA

Le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali a affirmé que la réforme du système des Nations Unies est dès lors une revendication insistante pour tous les pays africains.

Dans une allocution prononcée vendredi, en son nom par son ministre des Affaires étrangères Kamel Morjane, au cours de la 12ème session du Conseil de la présidence de la Communauté des Etats Sahélo-Sahariens, réunie à N'djaména (Tchad), le président Ben Ali a ajouté que cette reforme concerne tout particulièrement le Conseil de Sécurité, afin que le continent africain puisse jouir de son droit à être membre de cette structure.

"Il n'est plus question aujourd'hui de continuer à marginaliser le continent africain et à ignorer son rôle dans la contribution à redéfinir un nouvel ordre international qui soit plus juste et plus équitable", a fait remarquer le président tunisien.

Toutefois, le président Ben Ali a exprimé son voeu pour que l'Organisation des Nations Unies et l'ensemble de ses organismes spécialisés continuent d'apporter leur soutien aux efforts de développement de l'Afrique, en vue de concrétiser les Objectifs du Millénaire.

C'est ce qui implique, a précisé le président tunisien, la nécessité d'oeuvrer à réduire l'écart de développement entre le Nord et le Sud, à travers l'instauration d'un ordre économique mondial fondé sur l'équité et la solidarité.

La communauté internationale se doit également d'aider l'Afrique dans son aspiration légitime à une présence plus marquante sur la scène mondiale et à une participation à la prise de décisions concernant les problèmes qui intéressent le devenir de l'humanité tout entière, y compris les problèmes qui intéressent au premier chef le continent africain, a ajouté le président Ben Ali.

Selon le président tunisien, la réussite du processus de développement et de progrès en Afrique est tributaire dans une large mesure, de l'instauration de la sécurité et de la stabilité, et de l'éradication des foyers de tension et de conflit.

La prolifération des phénomènes de terrorisme, de trafic de drogue et de criminalité organisée, sous toutes leurs formes, a pris une ampleur préoccupante et nous impose de faire preuve de vigilance et d'agir ensemble, dans le cadre d'un effort collectif coordonné, aux niveaux régional et international, pour faire face avec détermination à ces phénomènes qui menacent la sécurité et la stabilité dans notre région, a-t-il dit.
XinhuaNet

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