Niger : Mahamadou Issoufou élu à la tête du pays

Publié le par Oussouf DIAGOLA

http://actu.atoo.ci/images/photos/photo13923762364d7e2f141c75c.jpgPremier ministre de 1994 à 1995, Mahamadou Issoufou, président du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS) a aussi occupé brièvement le perchoir de l'Assemblée nationale jusqu'à la prise de pouvoir d'Ibrahim Baré Mainassara, en janvier 1996.

Candidat à toutes les élections depuis l'instauration du pluralisme au Niger, en 1992, Mahamadou Issoufou, 59 ans, a finalement remporté le scrutin présidentiel. L'opposant historique a obtenu, samedi, 1,8 million de voix, soit 57,95 % des suffrages, devançant l'ex-premier ministre Seïni Oumarou, qui a recueilli 1,3 million de voix (42,05 %), a annoncé lundi 14 mars la commission électorale.

Le taux de participation a atteint 48,17 %, en deçà des 51,56 % du premier tour du 31 janvier. Le second tour, dont le bon déroulement a été salué par les observateurs internationaux, était destiné à rétablir un régime civil après un an de junte militaire, à la suite du coup d'Etat de février 2010 contre Mamadou Tandja. L'investiture du nouveau président est prévue le 6 avril.

INGÉNIEUR DES MINES

Membre de l'ethnie haoussa (la plus nombreuse) de Tahoua (Ouest), cet ingénieur des mines fut employé du géant nucléaire français Areva, qui exploite l'uranium dans le nord du Niger. Mais l'essentiel de sa vie est voué à la politique, dont il est l'un des ténors depuis deux décennies. Premier ministre de 1993 à 1994 sous Mahamane Ousmane, premier président démocratiquement élu, il fut président du Parlement de 1995 à 1996. Après quatre candidatures infructueuses pour conquérir le pouvoir, il a de nouveau cru à ses chances après avoir remporté les municipales le 11 janvier avec son parti, le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme.

Mahamadou Issoufou entend prouver que, riche d'immenses ressources naturelles, en uranium notamment, "le Niger n'est pas un pays pauvre mais un pays mal géré" jusque-là. Il promet la "stabilité" institutionnelle à ce pays en proie aux coups d'Etat depuis 1974 et la "sécurité", alors qu'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) y a multiplié ces dernières années les enlèvements d'Occidentaux.

 

Le Monde/AFP

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