Mali/politique : Crise au sein des 2 premiers partis de l'ère démocratique

Publié le par Oussouf DIAGOLA

Carte du Mali vertImplosion annoncée au Cnid-Faso Yiriwaton,

Malgré la médiation initiée par ses députés, le climat reste tendu au sein du CNID FASO Yiriwa-Ton. Les différents protagonistes se campant toujours sur leur position et jurant de régler les comptes, le parti du soleil levant risque de connaître une nouvelle implosion.

La méfiance qui est restée toujours de mise, même après le simulacre de médiation entre Me Tall et N’Diaye Bah lors d’une première crise en 2008, s’est vite transformée en rivalité entre les deux hommes pour donner naissance à deux clans au sein du Cnid Faso Yiriwa-ton. Une situation explosive qui explique en partie la  non tenue des assises par crainte que celles-ci ne soient une occasion pour les deux protagonistes de s’affronter. Ainsi, le CNID-FYT ne tient plus son congrès depuis plus de trois années au grand  dam des adversaires de Me Mountaga Tall qui dénoncent une prise en otage du parti par celui-là à qui ils reprochent aussi de vouloir s’accrocher à son poste coûte que coûte malgré la descente aux enfers du parti du soleil levant avec à la clé des résultats déclinants.

Au nom d’une nécessaire rénovation, ils réclament aujourd’hui la tête de leur président à qui ils n’hésitent plus à lancer au figure que « le parti n’appartient à personne ». Et  à la médiation menée par les députés du parti, ils demandent aussi d’expliquer à Me Tall que son départ sera le salut pour tout le monde.

Les partisans pensent évidemment le contraire et répliquent que c’est plutôt  la présence de N’Diaye Bah et ses alliés qui nuisent au parti. Ils vont plus loin en dévoilant leur dessein qui serait de rejoindre le Mouvement Citoyen qui prépare la création d’une nouvelle formation. « Depuis belle lurette, N’Diaye Bah et ses proches en l’occurrence Djibril Tall, ont décidé de rouler pour le Mouvement Citoyen. Comme cette organisation va bientôt se muer en parti, ils veulent provoquer une crise pour justifier leur démission collective et leur probable ralliement au parti Mouvement Citoyen » reproche un proche de Me Mountaga Tall qui jure  la main sur le cœur que N’Diaye Bah et autres sont à la recherche de la petite bête pour claquer la porte du CNID. Donc pour lui, la crise est inévitable et le départ des rénovateurs déjà acquis.

La tâche semble ainsi impossible pour les médiateurs qui seront certainement réduits à assister à une nouvelle implosion du parti du Cnid Faso Yiriwa-ton après celle du début des années 90 qui a vu le Pr. Yoro Diakité, Tiébilé Dramé, Me Hamidou Diabaté et autres quitter le navire.

 

Crise larvée à l'Adema

L’Adema/PASJ a fêté hier 25 mai le 19e anniversaire de sa création. Une commémoration qui a eu lieu dans un nouveau contexte de crise avec la très probable exclusion de certains élus du partis coupables d’avoir voté contre le candidat du parti à la présidence de l’Association des municipalités du Mali. Des sanctions qui, si elles étaient appliquées, seraient préjudiciables à la cohésion du parti.

Les sanctions risquent quand même de provoquer une importante saignée dans les rangs du parti de l’Abeille car les partisans des édiles ciblés menacent de démissionner simplement. Et le ton pourra être donné par la section Adema/PASJ de Sikasso.

Les responsables de cette localité ont, en effet, très mal réagi à la nouvelle de la décision du secrétariat politique de l’Adema/PASJ réunie vendredi dernier de proposer leur leader, Adama N. Diarra et son acolyte dans le combat de l’AMM, Abdel Kader Sidibé, à l’exclusion. Ils attendent, disent-ils, avec impatience, la décision du comité exécutif appelée aujourd’hui à se prononcer sur cette sanction d’exclusion qui doit concerner d’autres élus du parti, notamment des maires de cette localité importante comme Sikasso.

Comme ils avaient déjà menacé de prendre leur distance avec l’Abeille avant même le congrès électif de l’AMM, les responsables et militants Adema/PASJ de la Cité des Kénédougou disent prêts à démissionner et à rejoindre une autre formation politique qui pourra être soit la Codem, soit le futur parti politique que le Mouvement Citoyen.

En attendant, les deux futurs bannis continuent leur rébellion et promettent de d’aller au bout de leur logique d’évincer le favori de l’Adema/PASJ de la présidence de l’Association des municipalités du Mali en continuant leurs activités  au sein de leur bureau parallèle et en attaquant devant la justice le bureau rival.

 

L'indicateur du Renouveau

 

Publié dans Mali

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