Mali : Les pratiques dilatoires de Siriman Traoré du Conseil Nation de la Jeunesse

Publié le par Oussouf DIAGOLA

« Si ta cupidité ne t’a pas tué c’est que tu n’es vraiment pas cupide », disait l’autre.

Une vérité qui reste toujours d’actualité à en juger de la propension de certains à s’accaparer de tout. Souvent au risque de mettre aux enchères leur honneur ! Serait-ce le cas de Siriman Traoré, un « pépé » parmi les « pépés » du CNJ-Mali (Conseil National de la Jeunesse du Mali) dont il préside ? Question de taille au regard de toutes les zones d’ombre qui jalonnent, aujourd’hui, le processus de renouvellement des structures du CNJ au niveau local, communal et régional. Processus dont l’issue devra consacrer le renouvellement de l’instance dirigeante au plan national. Une perspective qui perturbe le sommeil du président sortant du Conseil. Au point d’enclencher chez lui, un début de démence. Et si ce n’est pas de cela, qu’est-ce qui pourrait bien amener Siriman Traoré qui a déjà bénéficié d’un prolongement de mandat au prix de mille et une… falsifications de vouloir, coûte que coûte et quoiqu’il en coûte s’accrocher à son fauteuil ? Seconde grande interrogation qui trouve sa substance dans la première, l’homme ayant de loin dépassé la limite d’âge fixée à 35 ans ! Mission impossible donc, pourraient dire certains, mais pas pour Siriman Traoré qui entend user des subterfuges pour endormir ses pairs et parvenir à ses fins. Ils a peut être oublié qu’il y a des « guin- guin » qui ne dorment jamais a fortiori se faire endormir. Ceux – ci n’ont pas mis trop de temps pour desceller des anomalies dans le processus de renouvellement des structures du CNJ. Encore que c’est mieux, puisqu’ils ont failli offrir à Siriman ce qu’il voulait d’eux sur un plateau d’argent.

En effet, ayant réussi à créer des zizanies, quelques fois soldées par des affrontements violents entre les jeunes, à Bamako tout comme à l’intérieur du Pays, Siriman voulait leur faire avaler la pullule du gèle du processus électoral. Une aubaine qui lui aurait servi d’arguments pour jouer la carte du prolongement. Des jeunes, parmi les quels des inconditionnels de Siriman, ayant vu le piège venir, se démarquent et dénoncent ce qu’ils ont appelé des « pratiques dilatoires » de leur président pour se maintenir à son poste.

Que d’aucuns ont du mal à entrer dans l’histoire ! « Touramakan » serait – il avide à ce point qu’il préfère, aujourd’hui, des chemins tortueux au boulevard royal qu’on aurait frayé pour lui pour qu’il sorte par la grande porte ? Est – il si difficile pour lui d’imaginer la vie en rose après la présidence du Conseil National de la Jeunesse du Mali ? Si oui de quoi a – t –il peur ? Une chose est claire, celui qui ne se reproche rien n’a jamais du mal à s’accommoder des règles démocratiques ! Tout comme tout effort investi, positivement, est toujours récompensé ! A moins qu’il n’ait rien à défendre comme ...Bilan !

Youssouf Diallo/Le Quotidien de Bamako

Publié dans Mali

Commenter cet article