Mali : IBK pour la fusion Adéma-Rpm-Parena mais...

Publié le par Oussouf DIAGOLA

IBK-doigt leveRépondant à la question relative à la fusion entre l’Adéma-Pasj, le Rpm et le Parena, le président du Rpm, Ibrahim Boubacar Kéita, a commencé par attirer l’attention sur des situations de conflit à terme qu’il faut éviter, car certains posent d’abord la question : ‘’ces gens veulent fusionner autour de qui ? ‘’

Le président du Rassemblement pour le Mali a ensuite indiqué qu’ils sont prêts à tout sacrifier pour faire avancer le Mali. Si la fusion est nécessaire, a-t-il dit, la réponse est oui. Il a toutefois ajouté que cela se fera sans conditions politiciennes. Il ne fera, a-t-il souligné, la courte échelle à personne pour ses intérêts partisans. La fusion se fera, a-t-il précisé, dans des conditions à définir d’accord commun, des conditions qui sauvegardent l’identité du Rpm. Interrogé sur des concertations en cours entre ces trois partis, Ibrahim Boubacar Kéita a répondu qu’il est normal que les partis politiques échangent.

‘’ L’Adéma et le Parena ont de l’estime pour nous, a-t-il soutenu, pareil pour nous, j’ai du respect pour mon aîné Dioncounda Traoré et mon cadet Tiébilé Dramé. Il est normal que les partis politiques se côtoient pour aller ensemble. ‘’ Le président du Rpm a affirmé que nul ne peut atteindre son idéal seul. C’était au cours de la  conférence de presse animée, hier, par IBK, en commémoration du 9ème anniversaire du parti, à son siège, sis à l’Hippodrome. Des membres du Bureau politique national, dont Nancoma Kéita, secrétaire politique, Bocari Tréta, secrétaire général, Bakary Konimba Traoré, 3ème vice - président  et des élus ont assisté à l’évènement. Auparavant, le président du Rpm s’était adressé aux militants, dans la cour du siège. Il a indiqué que 9 ans, c’était l’âge de raison et que le parti portait l’idéal le plus élevé du Mali. Il a ajouté que les Maliens le confirmeront à l’avenir pour faire du Mali le point de lumière que l’Afrique attend. Il a soutenu que pour être largement en tête pour le pays, ils doivent rester soudés.

Face à la presse, il a déclaré que 9 ans pour une vie humaine, c’est la première enfance qui s’achève et c’est aussi un début de bilan. Il a fait observer que le Rpm a été constamment au cœur de la vie politique pour s’exprimer sur des sujets tels que le Nord, l’école, la santé, la sécurité alimentaire… Il a affirmé : ‘’ tout au long du parcours, rien ne nous a été épargné, mais nous sommes restés égaux à nous même,  sereins. On nous a vu apaiser, appeler au calme. ‘’ Le Rpm, a-t-il souligné, travaille pour le renforcement de la démocratie. Ensuite, Nancoma Kéita, le secrétaire politique a lu une note introductive. Il a situé le contexte de la conférence de presse qui coïncidait avec 3 évènements : l’anniversaire du Rpm, l’ouverture du siège et le cinquantenaire de notre indépendance.

Le Rpm, a-t-il soutenu, est né pour conquérir et gérer le pouvoir. Il a fait état de la représentativité nationale du parti avant de proclamer la volonté du Rpm de participer aux élections de 2012. Le président du Rpm a expliqué les raisons de sa récente visite aux Etats-Unis, lors de la réunion de l’internationale socialiste. Il a tenu à faire une mise au point concernant sa disponibilité envers la presse nationale en signalant qu’il n’a pas de préférence pour un système de communication. Répondant à la question relative aux conflits de leadership qui ont épargné le Rpm, IBK a fait savoir qu’ils sont d’un niveau politique forgé par des expériences de luttes éprouvées, qu’ils sont ensemble depuis longtemps et qu’ils ont adhéré à un projet qui n’est pas ambigu.

Sur le choix du candidat du parti à l’élection présidentielle, IBK a dit qu’il se rangera derrière la décision du congrès du parti, sans malice, sans coup bas. Au sein du Rassemblement pour le Mali, a-t-il ajouté, les décisions se prennent démocratiquement. Interrogé sur les élections, le président du Rpm a rappelé qu’ils ont participé aux derniers scrutins, les caisses vides, mais avec un peuple debout dans les villes et les campagnes. Le Rpm, selon lui,  incarne le message d’espoir. Parlant de l’opposition, il a fait remarquer qu’il mesure le poids des responsabilités. Il a rappelé la décision du parti, en 2002 de soutenir le président ATT jusqu’au jour où feu Kadari Bamba a fait la déclaration qui signifiait la décision du Rpm d’aller dans l’opposition parlementaire. Ce qui, d’après IBK n’a pas été compris par tout le monde et dès lors, certains ont vu en eux les ennemis jurés du régime et le Rpm fut isolé.

S’exprimant sur ses moments de joie, IBK a parlé du climat convivial et de communion qu’il a vécu, mais il s’est attristé de la perte de Tieoulé Diarra et de Boubacar Sada Sy. Il a, aussi passé des épreuves difficiles. IBK a déploré la rumeur qui le faisait déménager de Sébénikoro où il compte bel et bien rester. Concernant le code des personnes et de la famille, le président du Rpm a soutenu que son parti était ‘’ pour le vote négatif ‘’, mais que ce sont des circonstances à l’Assemblée nationale qui ont conduit à ce vote.

Il a affirmé que les consultations devraient être plus approfondies pour aboutir à un consensus national. Parlant des faibles taux de participations, le président du Rpm a soutenu que tant que le peuple  sera persuadé que son vote n’est pas méprisé, il viendra. Le président du Rpm a répondu aux questions posées sur la proposition du Cari relative au statut du chef de l’opposition, il a fait savoir que certains ont parlé du positionnement de IBK, alors qu’il a droit à des égards, en tant qu’ancien Premier ministre et que le chef de l’Etat y tient.

Baba Dembélé/Le Républicain

Publié dans Mali

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