Mali : Gpac, pour des agences de "communication" plus professionnelle

Publié le par Oussouf DIAGOLA

Le Groupement professionnel des agences de communication du Mali (GPAC) a été porté sur les fonts baptismaux le samedi 26 juin dernier à l’Hôtel Azalaï Salam.

 

 

La cérémonie de lancement des activités de cette nouvelle structure affiliée au patronat malien, qui était  placée sous l’égide du ministre chargé des relations avec les institutions et porte-parole du gouvernement, Mme Diabaté Fatoumata Guindo, avait  enregistré la présence du ministre délégué chargé du Budget, Lassiné Bouaré ; du secrétaire général du ministère de la Communication et des nouvelles technologies, Gilbert Maïga ; du président du bureau provisoire et non moins responsable de DFA communication  (Diop Fall Associés), Amadou Moustapha Diop ; et de plusieurs personnalités du monde de la communication.

 

La prolifération des agences de communication (plus de 200 répertoriées en quelques années seulement), nourrie par une absence totale de règles claires dans la délivrance d’agrément, crée, de nos jours, un climat d’insécurité et de méfiance envers la profession. Mais le constat, c’est qu’aujourd’hui, tout citoyen, de quelque profil ou niveau qu’il soit, peut créer une agence de communication. Aussi, le Regroupement professionnel des agences de communication du Mali (GPAC), dont le combat est la promotion et la protection des rôles, droits et responsabilités des vrais acteurs intervenant dans le secteur, s’est décidé à déclarer la guerre à ce phénomène inquiétant : une manière, pour le GPAC, d’inculquer aux responsables des agences un changement de mentalité et de comportement positif enfin de rehausser l’image des professionnels.

 

En effet, de nos jours, la communication est devenue transversale : on la trouve dans tous les domaines d’activités, dans les programmes politiques de développement des gouvernements, dans les plans stratégiques des entreprises, dans les programmes de sensibilisation des organisations de la société civile et des ONG...Au Mali, le secteur est dynamique et entreprenant, selon les spécialistes. Cependant, il faut craindre que l’engouement excessif autour de ce secteur tant convoité l’expose à des difficultés tant au niveau interne qu’externe. C’est pourquoi, lors de la 3ème journée de l’information de la communication qu’il a organisée, le GPAC a tiré la sonnette d’alarme sur l’importance d’une réorganisation de ce secteur.

 

A l’annonce de la création de cette association, le secrétaire général du ministère de la communication, Gilbert Maïga, l’a accueillie avec beaucoup de bonheur, car selon lui, cette création est la réponse à l’une des recommandations des 3ème journées de l’information et de la communication, à savoir : le besoin de reformes, d’un cadre juridique, législatif et réglementaire mieux ficelé pour la protection des professionnels des métiers de la communication, afin de combattre l’amateurisme et l’improvisation. Pour preuve de  garantie de l’accompagnement constat de son département à cette initiative M. Maïga a martelé que « n’importe qui ne doit plus créer une agence de communication au Mali ». 

La déclaration de création de cette association a été livrée par le porte-parole des agences de communication, Sidi  Dagnogo de « SPIRIT MC CANN ». Pour un premier départ, elle regroupe 20 adhérents  : AFRIPAGES ; Agence ELITE ; AMAP ; BINTHILY COM ; CREACOM ; COMMUNICANCES ; 2M CONSULTING ; DFA COM ; LEADER COM ; MASTER COM ; MEDIACOM ; MEDIA PLUS COM ; MOBILE EXPRESS ; NGONI ; PACT AFRIQUE ; PUBLISTAR ; STELLIS ; SUMA COM;  SPIRIT MC CANN ; TROPICOM. Ce regroupement dirigé par un bureau provisoire piloté par le boss du DFA COM, Amadou Moustapha Diop, s’est dit ouvert aux autres structures homologues, et son but est de défendre et représenter les agences de communication exerçant dans les domaines des communications institutionnelle, commerciale, événementielle, culturelle…

Aliou Badara Diarra /L'Indicateur du Renouveau

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