Les états africains cinquantenaires priés de réaffirmer leur engagement à la liberté de presse

Publié le par Oussouf DIAGOLA

http://www.republicoftogo.com/var/ezflow_site/storage/images/toutes-les-rubriques/editos/liberte-de-la-presse/20145-1-fre-FR/Liberte-de-la-presse_article_top.jpg4 associations de la presse panafricaine ont interpellé hier dans un communiqué commun les chefs d’état africains attendus à Paris pour les festivités du 14 juillet sur la situation des médias en Afrique.

Le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), la Fédération Internationale des Journalistes (Bureau Régional pour l'Afrique), l’Association de la Presse Panafricaine (APPA) et l’Union des journalistes de l’Afrique de l’Ouest (UJAO) demandent aux chefs d’état africains « de s’inspirer de ce tournant historique pour déclarer [leur] engagement en faveur d’une presse libre, dynamique et autonome comme pierre angulaire du développement de l'Afrique francophone dans les cinq prochaines décennies. »

Pour les associations signataires du communiqué « malgré les contraintes, des journalistes se sont distingués par leur dévouement à l’information au service du public et ont posé les jalons pour une presse plus libre. Avec l'avènement de la démocratisation dans les années 1990, la libéralisation des médias a permis l'expression d'un plus grand nombre de voix représentant la diversité naturelle des opinions de vos citoyens. »

Voilà pourquoi les signataires sollicitent le leadership des dirigeants africains pour « dépénaliser la diffamation. Les tribunaux civils se sont révélés être suffisamment aptes à tenir la presse responsable de ses actes tout en préservant la liberté de presse et la liberté d'expression ; combattre l’impunité pour toutes les personnes, y compris les responsables de gouvernement, la police et les forces de sécurité, impliquées dans des crimes et des abus contre les journalistes. Cette impunité porte atteinte à la règle de droit et à la confiance du public à l’égard de vos gouvernements ; rompre avec la mainmise des États sur les agences de régulation des médias, qui ont été utilisées à maintes reprises pour bâillonner des voix diverses et indépendantes ; veiller à ce que l’attribution de licences aux médias audiovisuels se fasse de manière équitable, concurrentiel et apolitique ; reconnaitre et appliquer la Déclaration de principes sur la liberté d’expression en Afrique qui a été adoptée par la Commission africaine des droits de l'homme et des peuples en 2002 et adopter et appliquer les lois garantissant l’accès à l'information en vertu des principes de la Déclaration, qui stipule que "les organes publics gardent l'information non pas pour eux, mais en tant que gardiens du bien public".

Le communiqué termine par cet appel : « votre engagement renouvelé en faveur d'une presse libre et indépendante doit être une priorité dans vos discussions. C’est un objectif essentiel et réalisable ainsi qu’un préalable pour faire face aux nombreux autres problèmes auxquels le continent est confronté. Une presse indépendante, qui se manifeste parfois par sa relation contradictoire avec les gouvernements, est un partenaire essentiel qui veille sur l’atteinte de votre objectif de bâtir une Afrique démocratique, prospère et libre. »

AFI///09072010//OD

Publié dans Diaspora

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