Le Mali 9ème pays recevant le plus de fonds de sa diaspora

Publié le par Oussouf DIAGOLA

Billets de banqueDans son très sérieux « Remittances and Migrations Factbook 2011 » recueil des statistiques 2011 sur les migrations et les envois de fonds. la Banque mondiale donne un classement des dix premiers pays recevant le plus de fonds envoyés par leur diaspora.

C’est le Nigeria qui est de loin la première destination des fonds envoyés par les migrants, recevant à lui seul 10 milliards de dollars en 2010. Ce montant représente une légère avancée par rapport à l’année précédente, où le pays avait perçu 9,6 milliards de dollars. Viennent ensuite le Soudan (3,2 milliards de dollars), le Kenya (1,8 milliard),  le Sénégal (1,2 milliard), l'Afrique du Sud (1 milliard), l’Ouganda (800 millions), le Lesotho (500  millions), l’Éthiopie (387 millions), le Mali (385 millions) et le Togo (385 millions).

En termes de pourcentage du produit intérieur brut, les principaux bénéficiaires en 2009 étaient le Lesotho (25% du PIB), le Togo (10,3%), le Cap-Vert (9,1%), la Guinée-Bissau (9,1%), le Sénégal (9,1%), la Gambie ( 7,9%), le Libéria (6,2%), le Soudan (5,6%), le Nigeria (5,6%) et le Kenya (5,4%). 

Les fonds envoyés par les migrants à leurs proches en Afrique subsaharienne, estime la Banque mondiale, atteindront cette année 21,5 milliards de dollars américains. L’institution financière note qu’à cause de la crise financière mondiale, on a avait constaté une baisse  d’environ 4% entre 2008 et 2009, la première d’une année à l’autre depuis 1995.

« Selon nos estimations, la reprise se poursuivra au cours des deux prochaines années ; et les envois de fonds vers l’Afrique subsaharienne devraient atteindre environ 24 milliards de dollars d'ici 2012 », a déclaré Dilip Ratha, Chef de l’unité Migrations et Envois de Fonds à la Banque mondiale.M. Ratha souligne que les chiffres sur lesquels se base le rapport ne tiennent pas compte des canaux informels utilisés par des millions de migrants. Ces chiffres sont donc en-deçà des montants réels.

« Ces fonds sont une bouée de sauvetage pour des familles et des communautés entières à travers l’Afrique, surtout au lendemain de la crise financière », précise Dilip Ratha. « De par leur ampleur et du fait qu’ils sont en devises étrangères et vont directement aux ménages, ces transferts ont un impact significatif sur la réduction de la pauvreté, le financement du logement, de l'éducation, et d’autres besoins essentiels, et même sur les investissements et la création d’entreprises », a-t-il ajouté en insistant sur la nécessité de faciliter les envois de fonds et de les rendre moins coûteux.

A ce jour, les frais d’envoi vers le continent africain s’élèvent en moyenne à 10% du montant, ce qui constitue le taux le plus élevé d’une région à l’autre du globe et envoyer de l’argent coûte encore plus cher d’un pays à l’autre au sein du continent.

 

Oussouf DIAGOLA (Paris)

Publié dans Mali

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