La crise économique mondiale a arrêté la croissance en Afrique

Publié le par Oussouf DIAGOLA

Douala CamerounLa crise économique mondiale a arrêté la "période de forte croissance" économique en Afrique, indique un rapport rendu public lundi à Abidjan en prélude aux assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD) qui se tiennent jeudi et vendredi dans la capitale économique ivoirienne.

Selon l'édition 2010 du rapport intitulé "Perspectives é conomiques en Afrique", la croissance du PIB de l'Afrique est passée d'une moyenne d'environ 6% entre 2006 et 2008 à 2,5% en 2009 en raison de la crise économique mondiale.

Le rapport note que compte tenu du rythme de la croissance dé mographique, la croissance du PIB par habitant est devenue presque nulle.

Il annonce toutefois que la croissance moyenne devrait rebondir à 4,5% en 2010 et 5,2% en 2011.

"Du fait de la perspective d'une reprise tout juste modérée dans un certain nombre de pays africains, il est encore plus urgent de s'attaquer aux problèmes structurels qui existaient avant même la crise mondiale, et qui ont réduit le potentiel de croissance et entraîné des niveaux élevés de pauvreté", a indiqué le directeur du Département de la recherche à la Bad, Léonce Ndikumana, lors de la présentation du rapport.

"La bonne nouvelle, c'est que le continent a fait preuve de ré silience face à la crise. La mauvaise nouvelle, c'est que, malgré la relance de la croissance prévue, le ralentissement pourrait rendre plus difficile pour certains pays africains l'atteinte des objectifs de développement pour le millénaire (ODM) visant à ré duire de moitié le nombre de personnes vivant dans la pauvreté d'ici 2015", a soutenu, pour sa part, le chef du Bureau Europe, Afrique et Moyen-Orient au Centre de développement de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), Henri-Bernard Solignac-Lecomte.

Le rapport met également en évidence l'inégalité de la reprise à travers le continent. L'Afrique australe, qui a été plus durement touchée en 2009, devrait se relever plus lentement que les autres régions, avec une croissance moyenne de près de 4% en 2010-2011.

L'Afrique de l'est, qui a le mieux résisté à la crise mondiale, devrait à nouveau atteindre la plus forte croissance, avec plus de 6% en moyenne en 2010-2011, alors que l'Afrique du nord et l'Afrique de l'ouest devraient toutes les deux connaître une croissance d'environ 5%, et l'Afrique centrale 4% au cours de la m ême période.

Le rapport indique que l'Afrique s'est avérée être plus ré sistante à la crise mondiale que certains observateurs le craignaient, en raison des politiques macro-économiques saines mises en place avant la récession, qui se sont traduites par une amélioration des fondamentaux de l'économie dans de nombreux pays africains.

Combiné avec des flux d'aide soutenus, les allégements anté rieurs de la dette et les prêts du FMI, de la Banque mondiale et de la Bad, ce facteur a permis d'adopter des politiques contre- cycliques qui, à leur tour, ont atténué l'impact de la crise.

L'édition 2010 des Perspectives économiques en Afrique comporte une étude spéciale sur la mobilisation des ressources publiques, ou la fiscalité, un moyen pour les gouvernements africains de devenir moins dépendants de l'aide sur le long terme, à l'avantage des bénéficiaires et des donateurs.

Le rapport explique que les stratégies pour une plus grande efficacité, une meilleure efficience et davantage d'équité face aux impôts en Afrique reposent typiquement sur l'élargissement de l'assiette fiscale existante. Les options politiques comprennent la répression de la fraude fiscale, la suppression des avantages fiscaux, en particulier pour les grandes entreprises et les grands commerçants, la lutte contre les techniques de manipulations des prix par les multinationales et une imposition plus juste et plus transparente des industries extractives.

A titre prospectif, le rapport indique que l'avenir des progrès de l'Afrique dépendra de la bonne gouvernance politique et é conomique, de l'amélioration des infrastructures, du commerce intra-régional, de la réduction des inégalités et de la pauvreté, ainsi que l'amélioration de la mobilisation des ressources publiques.

Le rapport "Perspectives économiques en Afrique" est publié conjointement par la Bad, l'OCDE et la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (CEA).

L'édition 2010 contient des rapports complets, des analyses et des informations exhaustives sur 50 pays africains.

Agence Xinhua

Publié dans Afrique

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David CABAS 27/05/2010 01:30


Connaissez vous la loi Giscard Pompidou et le Traité de Maastrich ?

Alors que les bourses chutent, que l'Euro est à l agonie, que les plans d'austérités se multiplie à travers l'europe, il serait sage de connaître les vrais raisons de l'augmentation de la dette
!

Le bon sens commun voudrait que la dette soit du à trop de sociale, trop de santé, trop de services publiques, trop de fonctionnaires, trop de retraites. Nos responsables politique se font l'écho
d'un tel message et mettent en œuvre des plans sensés répondre aux problèmes de la dette !

Mais tout ceci est une arnaque : L'arnaque de la dette !

Jusqu'au 3 janvier 1973, la Banque de France avait le droit d'émettre du crédit à très bas taux d'intérêt afin de financer les besoins de l'état et d'investir dans les projets d'avenir !

Mais sous prétexte d'inflation, le gouvernent Giscard Pompidou a cru bon empêcher la Banque de France de faire son travail en transférant de fait le pouvoir aux banques privés. Et oui depuis cette
époque la France s'endette auprès des marchés financiers avec des taux d'intérêts élevés et c'est obligatoire pour tous les pays membres depuis Maastrich et les traités suivants!

En claire, ce sont les taux d'intérêts imposés sur la dette qui créer l'augmentation folle des dette publique !

L'alternative

Un retour au crédit publique productive, redonner le pouvoir au nation de battre monnaie afin de l'investir non dans les bulles spéculatives ou dans les jeux des casinos financiers mais bien dans
l'économie physique au service de la population et du travail humain.

Nous devons dire Non au chantage de l'empire de la finance de la City de Londre et de Wall Street à New York

Si tu veux rejoindre la bataille pour changer le système économique rejoins moi sur mon groupe : http://www.facebook.com/group.php?gid=104166076293247&ref=ts

David CABAS
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