Giresse n'a pas encore signé son contrat d'entraîneur des Aigles

Publié le par Oussouf DIAGOLA

« L’éléphant annoncé est arrivé avec un pied cassé »ce refrain d’une des chansons de Tiken Dia Fakoly peut bien faire danser nos responsables de Malifoot. Eux qui avaient annoncé en pompe l’arrivée (impopulaire) du français Alain Giresse, pour conduire notre sélection nationale de football. Mine de rien, après avoir lu et relu les contours de la proposition malienne, lui s’est comporté en borgne dans le pays des aveugles. Du coup, tout le monde footballistique d’un pays entier est suspendu à la conclusion des avocats de monsieur Giresse. Ridicule !

Vêtu d’un Tee-short de marque « LACOSTE », l’entraineur français Alain Giresse au clou de sa visite de 48 heures dans notre pays a expliqué lors d’un modeste point de presse, qu’il a pris connaissance des clauses du contrat à lui proposer par le bureau fédéral. Mais qu’il doit d’abord montrer ce contrat à ses conseils avant de le parapher.

A-t-il mal compris certaines dispositions de ce document ?

Assurément, non, car il s’agit d’un document rédigé en langue de Molière. Compréhensible par toutes les deux parties. Et qui configure les pourparlers déjà enclenchés et conclues par eux.

Aussi, l’on a rarement vu dans des négociations de ce genre, que les conseils qui doivent intervenir dès le début, pour protéger, garantir les intérêts de leur client participent à cette étape de l’affaire.

Ou réellement il n’y avait jamais eu d’accord entre les deux parties.

Si tel est le cas pourquoi la FMF a annoncé publiquement le nom de Giresse comme celui qui devait occuper le poste de sélectionneur national du Mali ?

Etant donné que celui-ci n’avait pas encore donné son accord de principe.

Cela en mettant la charrue devant le bœuf.

En clair, au regard du développement de cette désignation, l’on se rend compte qu’il y’a bien anguille sous roche.

Mais au-delà, une autre évidence saute à l’œil, il s’agit de l’attitude peu correct du technicien français. Lequel en réalité, sachant qu’il n’a d’autres points de chute que le Mali de cette nouvelle race de dirigeants sportifs, veut se faire important et acquérir un ascendant psychologique sur son cocontractant.

Ainsi avec cette situation suspensive, fomentée par Alain Giresse c’est le Mali qui s’emploiera à convaincre ses conseils sur le bien fondé de leur contrat proposé, sinon, se plier aux exigences du coach français.

En tout état de cause, ni la fédération, ni lui ne peut plus changer d’option. Elle, par crainte de froisser le patron du groupe Airness, et lui au risque de retourner dans le centre de foot de Bordeaux.

Moustapha Diawara

Publié dans Mali

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