Fête du travail : La Cstm marque sa différence

Publié le par Oussouf DIAGOLA

Bamako_mendiant.jpgLa célébration de la journée internationale du travail a été une fois de plus l’occasion pour le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Mali (CSTM), M. Ousmane Amion Guindo de sortir ses griffes pour égratigner   le pouvoir. De la question de l’emploi en passant par l’école, de la sécurité nationale à la corruption et la délinquance financière, sans oublier le projet de réforme constitutionnelle et la justice, le patron de la CSTM n’a ménagé aucun secteur dans son discours. Cela après le défilé des militants membres des syndicats de sa centrale syndicale. Qui a célébré ce 1er mai sous le thème : « bilan et perspectives de l’emploi dans notre pays » sous la présidence du ministre de l’emploi et de la formation professionnelle, Ibrahima N’Diaye et en présence de plusieurs membres du gouvernement.

En parlant de la question de l’emploi, le secrétaire général de la CSTM a estimé que c’est sous la première république(de 1960 à 1968) qu’il y avait de réelles politiques d’emplois avec l’organisation de l’administration, la création des sociétés et entreprises d’Etat, le tout encadré par une vraie politique de formation. Aux dires du secrétaire général, les années 1970 ont été celles de la stagnation de l’emploi. Quant à celles de 1980,Ousmane Amion Guindo estime qu’elles ont été les années noires de l’emploi avec leurs lots de privatisations et de liquidations de tout ce qui faisait l’objet de la fierté nationale.

Cependant, la CSTM prend acte des grands chantiers ouverts et qui sont créateurs d’emploi dans les secteurs routier, agricole et immobilier. Elle estime que la question de l’emploi est une priorité nationale. Aussi, elle apprécie les initiatives prises par les autorités maliennes pour venir à bout de la question.

Concernant la question de la sécurité nationale, le secrétaire général de la CSTM a expliqué que le septentrion nord de notre pays est devenu un lieu où fleurissent des activités de narcotrafiquants et d’enlèvements de personnalités étrangères venues de la Mauritanie, du Niger. Pour lui, l’insécurité articulée sur le brigandage et le banditisme ont élu droit de cité au Mali. Dans les centres urbains ainsi que dans les zones, un citoyen ne doit pas être agressé et être dépossédé de ses biens en plein jour, a laissé entendre M.Guindo.

S’agissant du projet de révision constitutionnelle, le secrétaire général de la CSTM a trouvé que c’est une promesse électorale du candidat ATT à la présidentielle de 2002 et qui, après son élection a mis en place le ministère chargé de la réforme de l’Etat et des relations avec les institutions à cet effet. Cependant, au regard des préoccupations des maliennes et des maliens concernant l’école, la santé, l’eau potable, la précarité et le chômage, le secrétaire général de la CSTM pensent qu’une révision constitutionnelle ne doit aucunement aujourd’hui être une priorité nationale. « Nous croyons sincèrement qu’il faille laisser le soin aux prochaines autorités bénéficiant plus de légitimité et de confiance d’engager le débat et le processus de cette révision si elle est encore jugée opportune », a-t-il précisé.

Quant à la fête du cinquantenaire, il s’agissait surtout pour la CSTM, de jeter un regard rétrospectif « à 50 ans d’indépendance, quel tableau d’illustration fait-on de la bonne gouvernance, de la lutte contre la corruption et la délinquance financière, du respect des droits humains et de la justice sociale au Mali » a conclu son secrétaire général.  

Youssouf Diallo/Le Quotidien de Bamako

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