Fête du travail : L’Untm réchauffe ses doléances

Publié le par Oussouf DIAGOLA

Untm_siege.pngLa communauté internationale a célébré la journée internationale du travail le samedi 1er mai 2010. L’Union nationale des travailleurs du Mali (Untm) n’est pas restée en marge de cette fête. Elle a organisé ses festivités sur le Boulevard de l’Indépendance de Bamako. Son secrétaire général, Siaka Diakité, présidait l’évènement.

Deux temps forts ont marqué l’activité: l’adresse du secrétaire général de l’Untm aux travailleurs et le défilé de treize syndicats nationaux affiliés à l’Untm (Synapro, Snipil, Synamethim, Synibabacom, Snec, Synapostel, Synacom, Syniatha, le Syndicat de la santé, le Synabef, Syntade, le Synps et le Syndicat national des transports) et leurs composantes et les futurs syndicats nationaux comme celui des artisans du Mali qui tiendra son premier congrès le 25 mai prochain. A côté de ceux-ci, on a eu le passage de plusieurs associations et organisations : l’association des reporters et photographes privés, celle des victimes d’accidents de travail, la commission nationale des femmes et jeunes travailleurs de l’Untm, la Fenacof-Mali, la coordination des femmes victimes du programme d’ajustement structurel, l’association malienne des expulsés, et celle des jeunes travailleurs etc. La fanfare nationale a accompagné pendant trois heures d’horloge le passage des différents syndicats, associations et organisations tant à pied qu’en engins sous l’œil vigilant de Siaka Diakité.

Le secrétaire général de l’Untm a indiqué  que la fête du premier mai 2010 coïncide avec les festivités des cinquante ans de l’accession du Mali à la souveraineté nationale et internationale. Là, il a rappelé les durs combats que les syndicats ont livrés dans la conquête de l’indépendance et pour l’émancipation de notre pays qui a connu la pire des dominations : la colonisation. Siaka Diakité n’a pas manqué l’occasion de réchauffer leurs revendications aux autorités du pays. « Nos revendications sont connues. Elles visent à reconstruire une société plus juste, humaine et fraternelle. Elles visent à améliorer le pouvoir d’achat des salariés du public, du parapublic et du privé », a-t-il martelé. Il s’est dit satisfait à moitié de l’exécution de certains points du protocole d’accord tripartite du 17 juillet 2007 entre le gouvernement, le patronat et la centrale syndicale. « Après avoir bien négocié quelques salutaires augmentations de salaires, obtenu le relèvement des allocations familiales et la baisse des impôts et traitements sur les salaires, nous abordons de nouvelles étapes vers l’équilibre des grilles indiciaires, les conventions collectives réajustées, les plans de carrières, à travers des statuts incitatifs, égalitaires sous leurs formes juridiques pour des personnels subissant les mêmes contraintes », a fait savoir Diakité. Il n’a pas passé sous silence la situation des travailleurs compressés et ceux partis à la retraite volontaire dans les circonstances et les conditions d’un capitalisme international perfide. Pour rétablir ces gens dans leurs droits, il a invité l’Etat à accepter de faire de justes réparations au profit des citoyens qui ont été lésés. Par ailleurs, Siaka s’est réjoui de la tenue du forum sur le travail décent, mais attend le bilan des privatisations en cours. Sur le plan international, M. Diakité a mis l’accent sur la politique de la Banque mondiale et du Fonds monétaire internationale (FMI) qui joue sur les travailleurs.

Abdoul Wahab Berthé a plaidé, dans son intervention, pour un dialogue social renforcé entre le gouvernement et l’Untm.

Le 1er mai est fêté chaque année car, en 1886, des ouvriers réclamant la journée de 8 heures à Chicago (USA) ont été arrêtés et exécutés. Depuis, le 1er mai est fêté dans le monde pour rendre hommage à ces victimes et à tous les travailleurs épris de paix et de liberté. L’évènement s’est déroulé aussi en présence de plusieurs membres du gouvernement notamment le ministre du travail, de la Fonction publique et de la réforme de l’Etat, Abdoul Wahab Berthé, des ambassadeurs et représentants des organisations internationales accréditées dans notre pays, du président du Conseil économique, social et culturel, Jeamille Bittar, les directeurs nationaux et chefs de service centraux, des doyens du mouvement syndical et une foule nombreuse.

Hadama B. Fofana/Le Républicain

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