Education : Le Mali manque de compétences

Publié le par Oussouf DIAGOLA

Diplome universitaire1Nous sommes loin du siècle d’or de l’enseignement colonial. Nous sommes encore loin de l’épreuve du fouet.

Cela est aussi vrai. Mais notre école a perdu depuis longtemps sa rigueur et son ampleur. Et elle apparaît aujourd’hui comme un lieu de comédie baroque. A Bamako comme ailleurs au Mali, beaucoup d’élèves négligent leurs devoirs .Cela est dangereux pour leur épanouissement et l’avenir de notre pays

. Par curiosité, nous avons demandé en Décembre 2010 à un élève du lycée « la chaîne grise » de Sikasso, série SHT, de nous rédiger un sujet intitulé « expliquez les facteurs qui expliquent la puissance économique des Etats-Unis », l’introduction qu’il nous a sorti était illisible, les mots incohérents. Ce jour, nous avons eu honte qu’un élève d’un tel niveau ait pu écrire illisiblement. Il ne prend pas son temps à lire et à apprendre ses leçons, nous a-t-il avoué. Faut-il enseigner le bambara comme langue officielle ? Faut-il avoir des élèves en masse sans qualité ? Non, que les parents et profs les encouragent à lire et à apprendre. Comme le remarque André Maurois : « l’enseignement reçu à l’école n’est complète que si la bibliothèque ne demeure l’auxiliaire de l’école. », ces élèves ne sont pas complets. A qui la faute ? Aux profs et aux élèves à la fois. Actuellement, les profs manquent de rigueur au 1er et 2ème cycle. Cela est devenu ordinaire au Mali, certains directeurs et profs laissent passer des élèves sans niveau. Pourquoi ? Autant dire qu’ils enseignent uniquement pour avoir leur pain.

Concernant les élèves, ils manquent de motivation et ignorent leur avenir. Nombreux se lancent dans la passion à corps perdu. Cela les empêche de penser à leur vrai avenir.

Ainsi, l’horizon s’assombrisse jours après jours pour notre pays. Car sans compétence, il est difficile d’avoir sa place dans le concert des nations d’aujourd’hui.

Les sujets qu’ils traitent en classe le leur enseignent. Mais rares sont ceux qui ont conscience de ce fait. Les conseils qu’ils recevaient habituellement, ne sont plus écoutés. Il faut savoir ce qu’on veut, pourquoi on est là.Tant que l’ignorance persiste, la pauvreté demeurera dans notre pays !

Le potentiel

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