ECOLE : Pendant que les enseignants négocient, les élèves débrayent

Publié le par Oussouf DIAGOLA

Salle-de-classe_Mali.jpgAprès les grèves des centrales syndicales de la FEN, FENAREC, COSES, SYPCES du 12 au 16 Avril dernier, et celle des professeurs du supérieur  qui ont paralysé le monde scolaire et universitaire, l'heure  est à la négociation. Vu l'ampleur de la situation, le premier ministre Modibo Sidibé s'est investi lui-même afin de trouver une solution aux  multiples cessations de travail des enseignants.

En fait, le premier ministre a proposé  la semaine dernière un calendrier de rencontres aux différentes centrales syndicales.  C'est  le mercredi 21 Avril dernier qui a été retenu comme date. Le premier  ministre a ainsi prévu de rencontrer  La FEN, FENAREC, COSES et SYPCES vers  09h et le CENSUP et le SNEC à  15h. Selon, nos sources, les négociations vont bon train, mais rien à présent  n'a filtré par rapport à un éventuel compromis sur les cahiers  de charge des centrales syndicales.  Rappelons que les doléances des professeurs du CENSUP sont entre autres, l'alignement de leurs salaires  avec ceux de leurs pairs dans la sous région après l'adoption du système LMD (licence, master et doctorat) et l'intégration des contractuels de l'enseignement supérieur à la fonction publique.

Quand aux enseignants  du secondaire, les revendications restent toujours les mêmes, c'est-à-dire : La  fixation de l'indemnité de logement, l'accélération du processus d'intégration des contractuels de l'enseignement secondaire dans les deux fonctions publiques à savoir, la fonction publique de l'état et celle des collectivités.

Le SYPCES réclame aussi, le paiement d'arriérés de reclassement chez certains de ses  collègues. A cette vague de mouvements vient s'ajouter une grève de 48h  des élèves du secondaire  surtout les lycéens et  certaines écoles techniques.  Cette grève à commencé le 18 Avril dernier et s'est achevée le 19.   Les motifs sont variés. Pendant que les lycéens se plaignent de l'augmentation de certaines matières secondaires  au Baccalauréat et de la fixation d'un certain ratio de  10%  de taux de réussite au bac ; les écoles techniques elles se plaignent du non paiement de leurs bourses d'études et de leurs frais de stage.

Cette décision d'ajouter certaines matières secondaires au baccalauréat malien a été prise en décembre dernier par le gouvernement Malien. Elle a fait l'objet d'une vaste approbation chez les parents d'élèves  mais les élèves eux, dénoncent surtout, le manque de campagne  d'information à ce sujet. En effet force est de reconnaitre qu'à  l'approche des examens, ces multitudes débrayages et problèmes syndicaux ne sont pas de nature à favoriser la réussite de nos élèves et étudiants. Espérons que M. le PM trouvera une solution durable à ce problème qui mine le secteur de l'éducation, il y a plus d'une décennie.

N’Tji Diarra/Aurore

 

Publié dans Mali

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article