Burkina : Malbersations au pays des hommes intègres

Publié le par Oussouf DIAGOLA

L'Autorité supérieure du contrôle d'Etat (ASCE) du Burkina Faso, organe chargée de la lutte contre la corruption, a annoncé mercredi que plusieurs cas de malversations financières et administratives ont été identifiés au cours de l'année passée.

Présentant son rapport annuel d'activités en 2009 lors d'une conférence de presse donnée à Ouagadougou, l'ASCE a affirmé que 15 structures publiques avaient été inspectées.

Le rapport a été remis mardi au président burkinabé Blaise Compaoré.

Le contrôleur général Henri Bruno Bessin a expliqué que les 15 structures publiques inspectées comprennent le secrétariat permanent du Plan décennal de développement de l'éducation de base (PDDEB), le Centre hospitalier universitaire pédiatrique Charles De Gaulle, la Commission de l'informatique et des libertés, l'ONG Espace international Colin Powell et la mairie de Banfora.

L'activité de l'ASCE s'est également élargie à quatre contrôles d'utilisation des véhicules de l'Etat, à 27 contrôles du respect des horaires dans les inspections publiques pour Ouagadougou et Bobo-Dioulasso.

Pour mener à bien ses investigations, l'ASCE s'est appuyée sur les rapports des inspections techniques des services (ITS). Parmi les cas présumés de corruption relevés par l'ASCE et qui sont déjà enrôlés en justice, la fraude douanière orchestrée par l'ONG Espace international Colin Powell basée à Dori (Sahel) à hauteur de 344 millions de FCFA.

L'ASCE a aussi relevé un détournement de plus de 61 millions de FCFA à la perception de l'ambassade du Burkina Faso en France. Le Centre hospitalier Charles De Gaulle est également mis en cause pour faux et usage de faux, documents administratifs et corruption.

Xinhua News

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