Burkina Faso : Le projet de réforme constitutionnelle repousse la perspective d’une alternance politique

Publié le par Oussouf DIAGOLA

Le projet de réforme de la Constitution du Burkina Faso, proposé le 7 août par le Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP), inquiète fortement le Parti socialiste français. Le Parti du Président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 1987 et candidat à sa succession lors de la prochaine élection présidentielle prévue en novembre 2010, semble ainsi vouloir repousser plus loin encore la perspective d’une alternance politique, en supprimant la limitation actuelle du nombre de mandats présidentiels à deux. Ce projet s’inscrit malheureusement dans un mouvement de régression du pluralisme et de la vitalité démocratique en Afrique francophone, puisque de telles manipulations constitutionnelles ont déjà été menées au Tchad, au Cameroun et au Niger au cours des dernières années. Le PS réaffirme à cette occasion son attachement à l’ancrage des principes démocratiques en Afrique, parmi lesquels figure la nécessité d’alternances politiques régulières. Le PS appelle le gouvernement français et les autorités de l’Union européenne à manifester publiquement leur désapprobation de ce projet de modification constitutionnelle.

Paris, le 09 août 2010 
Communiqué 
Jean Christophe CAMBADELIS   
Secrétaire national à l’Europe et aux relations internationales

Publié dans Afrique

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article